Pourquoi est-ce important de cultiver l’amour de soi?

Principalement pour être mieux avec les autres. Quand tu t’aimes suffisamment, t’as simplement des relations plus équilibrées avec les autres, car

  • Tu communiques plus facilement tes besoins et tes limites.
  • Tu n’entres pas en relation avec l’autre pour combler un de tes manques mais pour échanger. Si tu es en « manque », l’autre ressentira ce manque en toi et le « prix » de rentrer en relation avec toi (de combler le manque que tu as).
  • Tu es indépendante émotionnellement et ta sérénité émotionnelle ne dépend plus de l’autre.
  •  Tu peux donner plus facilement ce que tu connais. Comment donner de l’amour ou avoir de la compassion si tu n’as pas testé les bienfaits sur toi-même ?
  • Tu inspires les autres à s’aimer plus et à prendre soin d’eux-mêmes.

Car le principe est simple… comment peux-tu donner si tu es vide ?

Et pour se remplir, cultiver l’amour de soi est vital.

« Comment peux-tu donner si tu es vide ? »

Est-ce que tu t’aimes assez ?

Un indice qui montre ton niveau d’amour pour toi, c’est si tu prends soin de toi physiquement (ce que tu manges, si tu respectes ton besoin de sommeil ou de relaxation, si tu prends soin de ton hygiène (épilation, crème sur le corps…), si tu t’habilles de sorte à te sentir belle, si tu fais une activité physique qui te plaît…). Tu as peut-être remarqué que tu te laisses plus aller si tu es mal avec toi-même ? Attention je ne parle pas de la course à la « suroptimisation » du physique, comprenant sport à outrance, diète permanente, botox, faux-cils, cache ventre… qui sont pour moi aussi un signe de manque d’amour associé à un besoin de le cacher aux autres.

Comment cultiver plus d’amour de soi ?

Ce qui m’a personnellement aidée pour cultiver plus d’amour de soi, c’est d’utiliser le livre des 5 blessures de Lise Bourbeau. Dans son livre, Lise Bourbeau décrit comment les 5 blessures émotionnelles  (image ci-dessous) se manifestent physiquement. Observer mon aspect physique me permet de savoir quelle blessure j’ai besoin de guérir et comment je dois cultiver plus d’amour pour moi :

  • Abandon. Si tu as le physique de la blessure d’abandon, pose-toi les questions suivantes : Dans quelles situations t’abandonnes-tu, c’est-à-dire que tu te laisses tomber ou tu arrêtes de persévérer ? Comment peux-tu plus t’engager avec toi-même ?
  • Rejet. Si tu as le physique de la blessure de rejet, pose-toi les questions suivantes : Qu’est-ce que tu rejettes en toi ? Que peux-tu entreprendre pour accepter ce que tu rejettes en toi ?
  • Humiliation. Si tu as le physique de la blessure de l’humiliation, pose-toi les questions suivantes : Dans quelles situations t’humilies-tu le plus, c’est-à-dire où tu dénigres ta propre valeur ? Est-ce par exemple en mangeant des choses qui ne sont pas bonnes pour toi ou en t’auto-dénigrant ? Comment peux-tu renouer avec ta valeur et te montrer plus de respect ?
  • Trahison. Si tu as le physique de la blessure de la trahison, pose-toi les questions suivantes : Dans quelles situations te trahis-tu, c’est-à dire que tu vas à l’encontre de tes propres valeurs ou principes, que tu manques de confiance en toi ? Que peux-tu faire pour changer cela ?
  • Injustice. Si tu as le physique de la blessure de l’injustice, pose-toi les questions suivantes : Quand es-tu injuste avec toi-même, c’est-à-dire que tu manques de compassion, que tu es trop dure ou pas équitable envers toi ? Est-ce que tu te défends pour te faire justice ?

Les blessures qui sont à combler pour avoir plus d’amour de soi peuvent changer avec le temps, tout comme nos proportions physiques peuvent changer dans le temps.

Si je prends mon exemple personnel, plus jeune j’avais plus la blessure de la trahison (gras aux cuisses), car j’allais à l’encontre de mes valeurs pour être aimée des autres. Après avoir eu mon fils, j’ai pris plus de poids au ventre (blessure de l’humiliation) et cela m’a aidée à comprendre que j’avais peu de dignité face à mon nouveau corps. Je n’aimais plus comment il était devenu après la grossesse et donc je ne le mettais plus en valeur, accordais peu de temps à prendre soin de lui (m’habillais vite fait en tenue de maman), je finissais même les restes de mon fils. Je me suis donnée plus de valeur en rachetant des habits qui mettaient en valeur mes nouvelles formes, j’ai arrêté de finir les restes de mon fils et je me suis auto-complimentée à chaque fois que je ne me laissais pas aller. Et cela m’a fait un bien fou, maintenant mon ventre dégonfle petit à petit sans que je fasse un régime.

Pour en savoir plus sur le sujet :

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